BRUXELLES 19/08 – Plus de 60% des parents d’adolescents âgés de 15 à 25 ans vivent dans un état de stress élevé et cette tension augmente sensiblement à mesure que les enfants grandissent. C’est ce qu’il ressort mardi d’une enquête menée auprès de 1.617 parents par la Caisse d’allocations familiales wallonne Camille. Le niveau moyen de stress des parents d’adolescents de 15 à 25 ans s’élève à 6,6/10 (0 étant égal à « Pas du tout stressé » et 10 équivalent à « Tout à fait stressé »). Plus de six parents sur dix attribuent une note entre 7 et 10.

Trois parents sur quatre affirment que leur niveau de stress a augmenté avec l’âge de leurs enfants. De quoi confirmer l’adage: « Petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis ». Plus d’un tiers des darons et daronnes considèrent d’ailleurs cette montée de stress comme « particulièrement brutale ». Le baromètre souligne encore que la parentalité ne s’arrête pas à 18 ans.
Le stress est influencé par plusieurs facteurs, parmi lesquels les pressions financières (50% des répondants), les sorties et les retours tardifs à la maison (49%), les réseaux sociaux et les risques liés au cyberharcèlement (44%) et les préoccupations sur la santé globale (46%).
La première source d’angoisse des parents est toutefois l’insertion professionnelle des jeunes adultes (66%): orientation floue, pression scolaire, incertitude du marché de l’emploi…
Du reste, un parent sur deux estime que la charge mentale liée à la parentalité est largement sous-estimée par la société et les employeurs. « Ce manque de reconnaissance alimente un sentiment d’épuisement et d’isolement, même lorsque les enfants deviennent grands », pointent les auteurs de l’étude.
L’enquête révèle aussi que 40% des parents referaient certaines choses autrement s’ils pouvaient revenir en arrière. Parmi eux, plus d’un tiers choisiraient un autre partenaire pour avoir des enfants.
Dans les pistes pour aider les parents à être moins stressés: 40% réclament plus de temps pour eux, tandis que 30% souhaitent une répartition des tâches plus juste et 30% un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle. Enfin, un parent sur quatre reconnaît qu’il ne peut plus tenir seul et voudrait pouvoir bénéficier plus facilement d’un accompagnement psychologique ou en gestion du stress ou encore être davantage aidé par son entourage. Le nerf de la guerre reste toutefois financier pour plus d’un parent sur deux.
À noter que 89% des répondants à l’enquête sont des femmes et 11% des hommes.